Soutenance de thèse d’Emmanuelle Surmont – 5 janvier 2021 à 14h.

Soutenance de thèse d’Emmanuelle Surmont – 5 janvier 2021 à 14h.

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Le Rés-EAUx a le plaisir d’annoncer la soutenance de thèse d’Emmanuelle Surmont, intitulée :

« Le front écologique maritime en action. Merritorialités et aires marines protégées en France d’outre-mer et en Afrique du Sud »

réalisée sous la codirection de Sylvain Guyot, Professeur à l’Université Bordeaux-Montaigne, et de Estienne Rodary, Directeur de recherche à l’IRD.

La soutenance aura lieu le mardi 5 janvier 2021 à 14 h dans l’amphithéâtre de la Maison des Suds sur le campus de l’Université Bordeaux-Montaigne (12 esplanade des Antilles, 33600 Pessac).

Le jury sera composé de :

  • Jean-Christophe GAY, Professeur des Universités – Université Côte d’Azur (Président)
  • Myriam HOUSSAY-HOLZSCHUCH, Professeure des Universités – Université Grenoble Alpes (Rapporteuse)
  • Brice TROUILLET, Professeur des Universités – Université de Nantes (Rapporteur)
  • Xavier AMELOT, Maître de Conférences – Université Bordeaux Montaigne (Examinateur)
  • Sylvain GUYOT, Professeur des Universités – Université Bordeaux Montaigne – Institut Universitaire de France (IUF) (Directeur)
  • Estienne RODARY, Directeur de recherche – Institut de recherche pour le développement (IRD) (Directeur)
Résumé de la thèse :

Les océans se couvrent progressivement, depuis la fin des années 2000, de dispositifs de protection de la biodiversité marine : les aires marines protégées (AMP). Les États se sont lancés à la conquête de cette ultime frontière et ont commencé à mettre en place des AMP dans leurs eaux territoriales et leur zone économique exclusive. On observe ainsi l’ouverture d’un front écologique maritime global sous l’impulsion d’un groupe d’acteur∙rices – les écoconquérant∙es – prônant le remplacement d’un mode d’exploitation non-durable des océans par des modalités plus respectueuses de l’environnement.

Cette thèse s’intéresse à la France, mise en regard avec l’Afrique du Sud. L’originalité de l’analyse réside, d’une part, dans la comparaison entre ces deux États, et d’autre part, dans une approche de la politique française vue depuis ses outre-mer, territoires socio-économiquement et politiquement marginaux. Le travail prend appui sur plusieurs études de cas : d’une part dans l’océan Indien, à Mayotte (Parc naturel marin de Mayotte [PNMM] et Réserve naturelle nationale [RNN] de l’îlot M’bouzi) et à la Réunion (Réserve naturelle marine de La Réunion [RNMR]), d’autre part en Afrique du Sud, à la Table Mountain National Park Marine Protected Area (TMNP MPA) autour de la Péninsule du Cap et dans l’iSimangaliso Wetland Park (iSWP) au KwaZulu Natal. Ces terrains ont été complétés par une analyse des cas du Parc naturel marin des Glorieuses (PNMG) et de la Réserve naturelle nationale des Terres australes françaises (RNN TAF).

La thèse documente la manière dont s’est ouvert et se pérennise le front écologique maritime à différentes échelles et le rôle joué par la mobilisation des administrations, des ONG et des scientifiques. Il met en avant l’originalité des merritorialités, les orientations politiques choisies par les deux États et les formes de développement des fronts écologiques maritimes nationaux. Des résistances nées du terrain résulte un front écologique maritime « en pointillés » formé de merritoires de la conservation réduits, mouvants, instables et reposant sur une environnementalité incomplète et dissonante. L’analyse met en évidence l’importance de l’histoire postcoloniale des territoires étudiés dans la manière dont les politiques nationales ont été négociées par les acteur∙rices locaux∙ales – les écocréateur∙rices – pour produire des politiques hybrides et former des merritoires de la conservation concurrents et originaux.

Mots-clés : front écologique maritime, aire marine protégée, outre-mer, France, Afrique du Sud, merritorialité, merritoire, hybridation.

Informations pratiques

Le public autorisé étant restreint à 45 personnes, bien vouloir indiquer votre présence éventuelle par retour de mail à l’adresse :  emmanuelle.surmont [at] cnrs.fr.

Masques et gel seront mis à disposition à l’entrée. Le public sera invité à occuper un siège sur deux.

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