Soutenance de thèse de Simon Calla le 11 décembre 2019

Soutenance de thèse de Simon Calla le 11 décembre 2019

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Le Rés-EAUx a le plaisir de vous annoncer de la soutenance de thèse de doctorat en Sociologie de Simon Calla, membre du Rés-EAUx.
 
Préparée sous la direction de Christian GUINCHARD (LASA-UBFC / EA3189), cette thèse est intitulée « Des poissons, des hommes et des rivières. Sociologie d’un problème de pollution en Franche-Comté ».
 
La soutenance aura lieu le mercredi 11 décembre à 14h dans l’Amphithéâtre de la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement Claude-Nicolas Ledoux (1 rue Charles Nodier, 25000, Besançon)
 
Le jury sera composé de :
Florent CHARVOLIN, Directeur de recherche au CNRS (Centre Max Weber)
Christian GUINCHARD (directeur), Maître de conférences HDR en sociologie à l’université de Bourgogne-Franche-Comté (LASA)
Dominique JACQUES-JOUVENOT, Professeure de sociologie à l’université de Bourgogne-Franche-Comté (LASA)
Jean-François LAÉ (rapporteur), Professeur de sociologie à l’université Paris 8 (CRESPPA)
Jean-Yves TRÉPOS (rapporteur), Professeur émérite à l’université de Lorraine (2L2S)
Jean-Marc WELLER, Chargé de recherche HDR au CNRS (LISIS)
 
Résumé synthétique de la thèse :
Entre les années 2009 et 2015, plusieurs rivières du département du Doubs ont été le théâtre d’épisodes de mortalité piscicole. Résumant les incertitudes et les inquiétudes à l’égard de la pérennité des pratiques de pêche et de potentiels risques sanitaires, ce phénomène a été le plus souvent expliqué par « la pollution des rivières ». Or, il semble qu’une telle qualification jette un voile sur les tentatives de solutions mises en place par les acteurs.
En revenant sur les différentes enquêtes à travers lesquelles les acteurs concernés par cette situation mobilisent des ressources différentes pour comprendre les causes des épisodes de mortalité piscicole et les maîtriser, ce travail montre que la complexité du phénomène, la diversité des enjeux qu’il recouvre ainsi que sa taille géographique dépassent la capacité de résolution singulière propre à chaque groupe (associations de défense de l’environnement, structures représentatives du monde agricole, autorités publiques…) et nécessitent d’engager une activité collective mais toujours incertaine de définition du problème et de ses solutions.
Il apparaît également que ces investigations portent le risque de la dénonciation réciproque et de l’imputation de responsabilités. Aussi, alors que les défenseurs des rivières s’engagent dans une dénonciation des activités agricoles et de la gestion de l’assainissement débouchant sur l’ouverture d’une situation conflictuelle, les experts mandatés par les représentants des pouvoirs publics concluent au caractère multifactoriel du phénomène et conduisent à une dilution des responsabilités. La situation reste alors en partie indéterminée et l’explication par « la pollution des rivières » devient une solution politique, voire un « outil diplomatique » pour un problème collectif qui peine à prendre sens.
 
Mots-clés : pollution ; controverse ; rivières ; enquêtes ; problèmes publics ; pragmatisme

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