Nicolas Verhaeghe : La cristallisation des fractures sociales face aux défauts d’accès à l’eau potable le long de la Sabie river en Afrique du Sud

Nicolas Verhaeghe : La cristallisation des fractures sociales face aux défauts d’accès à l’eau potable le long de la Sabie river en Afrique du Sud

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En choisissant la Sabie river comme terrain d’étude, c’est en premier lieu le caractère transfrontalier de ce cours d’eau qui a suscité ma curiosité – la Sabie s’écoule à la fois en Afrique du Sud et au Mozambique. Dans un article portant sur la gestion adaptative des rivières du Parc National Kruger, Pollard et al. (2011) retranscrivent assez fidèlement les motivations qui ont nourri cette curiosité:

« Water is an interesting lens through which to examine managerial transformation in the park because, as a fugitive resource, it ‘knows no boundaries’. For research and management to be meaningful, one should therefore look beyond the boundaries imposed by administrative and political systems » (Pollard et al., 2011: 1-2).

La Sabie river concentre, le long de ses espaces riverains, une diversité d’acteurs et d’usages qui guident, influencent ou orientent les choix et les modèles de gestion de ses ressources (hydriques, biologiques, minérales, paysagères). À travers la focale sur la Sabie, il est possible d’analyser comment l’évolution des modes de gestion de ces ressources et des espaces riverains affecte les populations riveraines et les rapports entre groupes sociaux. Il est également possible de dévoiler les contradictions et les dynamiques conflictuelles qui émergent d’une gestion ségréguée des ressources naturelles et de l’espace. Enfin, il est possible d’interroger si et dans quelle mesure la dimension transfrontalière influence ces dynamiques.

Considérée comme la rivière la plus sauvage d’Afrique du Sud en raison du faible degré d’altération de sa géomorphologie et de son taux de diversité biologique[1], elle devient un réservoir stratégique dès qu’elle franchit la frontière où son débit est capté dans le barrage de Corumana au Mozambique[2]. Assurer un débit minimum pour le remplissage de ce barrage a été le point d’origine d’un accord international[3] signé entre les trois pays partageant son bassin versant (Afrique du Sud, Mozambique et Swaziland, actuel Eswatini), sous l’égide de la Banque mondiale.

D’entrée de jeu, plusieurs controverses existent au sujet des modalités de qualification de la rivière, remis en cause par plusieurs acteurs, gestionnaires et experts techniques. D’une part, son caractère sauvage serait prétendument maintenu grâce à la sanctuarisation à la fois de ses espaces riverains au sein du Parc national Kruger et de plusieurs réserves privées qui, en isolant la rivière des espaces amont et aval, la « préserverait » de toute anthropisation. Son apparente « pureté » et qualité semblent entretenues à l’aide de critères d’évaluation biologique « subjectifs »[4]. Ce processus de « fabrication de la qualité » semble pourtant occulter aussi bien la dégradation de cette qualité par les effluents domestiques[5], que les conflits liés au manque d’accès à l’eau. En effet, les ressources hydriques de la Sabie font l’objet d’une intense compétition exacerbée par une forte croissance démographique et la ségrégation spatiale. Ainsi, l’essor d’un tourisme écologique haut de gamme accentue la pression sur les ressources hydriques d’un territoire marqué par la ségrégation spatiale (une partie des espaces ruraux bordant le parc Kruger et la réserve privée Sabi Sand constituaient autrefois le bantoustan[6] de KaNgwane). En outre, en créant de nouveaux espaces clos, ce phénomène renforce la fragmentation de l’espace, accentue la pression foncière et interroge quant à son impact sur la cohésion sociale du territoire dans lequel il s’inscrit.

C’est la coexistence et la confrontation de ces mondes parallèles, îlots séparés a priori déconnectés les uns des autres, que je souhaite aborder dans ce carnet de terrain. Je l’illustrerai à travers la montée des contestations des populations riveraines Sud-Africaines liées au manque d’accès à l’eau et à la pollution de l’eau de la Sabie river. 

 

Ville de Sabie, municipalité de Thaba Cheuw

En arrivant sur le terrain en juillet 2018, dans la ville de Sabie, en Afrique du Sud (à 50 km en amont du parc Kruger), la ville vient de subir de fréquentes coupures d’électricité responsables notamment de l’arrêt de fonctionnement des stations de pompages d’eau potable et de la station d’épuration, entraînant le rejet d’effluents non traités dans la rivière.

Point de rejet des effluents de la station d’épuration d’eau dans la Sabie river (Ville de Sabie 01/08/2018)

J’apprends que l’origine de ces coupures d’eau provient de la compagnie nationale de distribution d’électricité, Eskom, qui avait planifié les interruptions de distribution d’électricité (jusqu’à 6h/jour entre septembre et décembre 2017), aux heures de pointe, en réponse à douze années d’arriérés non payés par la municipalité s’élevant à 28 millions d’euros. Ainsi, les contribuables qui avaient pourtant payé leurs factures se sont vus pénalisés par le défaut de gestion de leur administration publique pointé dans plusieurs rapports d’audit[7]. « Admi-sinistrés », les habitants des différents quartiers de Sabie ont été exposés à des degrés variés aux conséquences de cette situation, mettant au jour les clivages et les fortes inégalités qui règnent dans la ville. Le système mis en place par la municipalité pour pallier l’approvisionnement en eau repose sur la livraison d’eau par des camions citerne. Or, la capacité des habitants à accéder à ce système de remplacement ou de stocker cette eau varie selon le lieu de résidence. Ainsi, les habitants du centre-ville et du nouveau quartier aisé de Mount Anderson disposent d’un accès facilité à l’eau du fait d’une meilleure capacité d’organisation. En outre, cette position est favorisée par une meilleure communication quant aux heures de distribution tout comme par la capacité matérielle de ces habitants (possession de véhicules pour le transport et de réservoirs pour le stockage). A contrario, les habitants de Simile, – le « township » ou « village » – tel que les habitants du centre-ville le dénomment -, doivent souvent faire appel aux services (payants) de chauffeurs afin de leur acheminer l’eau, lorsque les horaires de livraison et leurs capacités financières le leur permettent. Ainsi, une habitante de Simile[8] témoignait de sa difficulté d’accès à l’eau en raison de sa présence sur son lieu de travail au moment des horaires de distribution. En élargissant son cas aux nombreux habitants de Simile travaillant dans l’industrie forestière, la plupart se trouvent dans l’incapacité de pouvoir être présents aux lieux et heures des livraisons. En effet, l’amplitude des heures de travail dans cette industrie, déjà importante, est accentuée par le temps de parcours domicile-travail lié à la faible fréquence des transports publics et à la non-possession de véhicules personnels. Outre les disparités d’accès aux camions, se pose également la question de la qualité de l’eau distribuée. En effet, selon la même enquêtée, la vétusté des camions citerne utilisés par la municipalité (rouillés) peuvent interroger la qualité de l’eau au contact des citernes.

Face à ces coupures d’eau, les habitants de Sabie s’organisent pour pallier les régulières défaillances des services publics. Les habitants de Simile (township de Sabie) ont organisé plusieurs manifestations afin de protester contre la mauvaise gestion publique en demandant notamment à la municipalité la publication d’un rapport d’audit sur son fonctionnement[9].

Manifestation devant les bureaux de services de la municipalité (31/07/2018).

De leur côté, les contribuables des quartiers aisés de Sabie et les gérants des commerces du centre-ville ont établi la Sabie Rate Payers’ Association (SRA), en juillet 2018, créant une entité juridique pour traduire en justice la municipalité de Thaba Chweu pour les préjudices subis par le manque d’accès à l’eau et à l’électricité. L’audience, ajournée à plusieurs reprises, devra statuer également quant au droit d’Eskom, la compagnie nationale de distribution d’électricité, à opérer des coupures d’électricité. Un autre moyen d’action de la SRA  a été la création d’un groupe idoine sur le réseau social « What’s App » dont les membres rapportent les dysfonctionnements des services publics que l’administrateur transmet à la municipalité. La consultation des échanges entre les membres de ce groupe, auquel j’ai pu être intégré, semble révéler que sa composition suit une nouvelle ligne de fracture : celle du contribuable. Ainsi, après trois mois de suivi de ces échanges, les membres du groupe rapportent des pannes et défaillances des infrastructures publiques ayant lieu presque uniquement dans le centre-ville et les quartiers aisés (dont Mount Anderson). Ceci m’amène à m’interroger sur les raisons de l’absence des habitants de Simile du groupe « Whats App » qui a vocation à rassembler les contribuables.

A Hazyview, municipalité de Mbombela

Le cas de Sabie n’est pas isolé. En effet, 50 km en aval de la ville de Sabie, la municipalité de Mbombela, dont dépend la ville d’Hazyview, est également poursuivie en justice, cette fois-ci en raison de la contamination de la Sabie river et d’un de ses affluents (Langspruit) par les effluents domestiques. Des analyses de qualité de l’eau, commanditées par une élue municipale, ont révélé un fort taux de contamination organique. Une unité spéciale de la police[10] a requis des charges criminelles à l’encontre de la municipalité. Constituant la principale source d’eau potable de la ville, la pollution de la rivière menace la qualité de l’eau, déjà dégradée, distribuée aux habitants. La croissance démographique et les aménagements urbains à Hazyview ont saturé les installations d’épuration n’étant plus dimensionnées pour traiter les volumes d’effluents. En outre, la municipalité a subi des coupures d’électricité décidées, à nouveau, par Eskom en raison d’un défaut de paiement des factures d’électricité. Comme à Sabie, cette décision a entrainé l’arrêt des stations de pompage, interrompant l’alimentation en eau de plusieurs quartiers tout en accentuant le degré de pollution organique.

La Sabie river à Hazyview, quartier résidentiel de Vakansiedorp, station de pompage d’eau potable (centre gauche de la photo), un des lieux où a été mesurée la qualité de l’eau (05/08/2018).

Municipalité de Bushbuckridge

Ce degré de contamination organique est reconnu par les membres du Sabie river forum[11], groupe de travail réunissant les usagers de la rivière, comme étant le problème majeur de la rivière. En assistant à une réunion du groupe, en août 2018, plusieurs intervenants, – responsables du traitement de l’eau pour des hôpitaux ou des municipalités – faisaient état de problèmes relatifs à la gestion et  à la maintenance des installations de traitement de l’eau. L’intervention d’un représentant de la municipalité de Bushbuckridge, traversée par une partie du bassin versant de la Sabie river, était édifiante. Sa présentation prenait la forme d’une liste des installations en panne et des équipements manquants (pompe à chlore pour le traitement de l’eau potable, stations de pompage pour la distribution d’eau…). Selon ce représentant les défaillances des installations d’approvisionnement en eau s’expliquent par l’absence de budget alloué aux services en charge de l’eau et de l’assainissement en 2017. Les journaux locaux font état de la montée des contestations dans la municipalité portant sur le manque d’accès à l’eau potable et aux risques sanitaires liés à la mauvaise qualité de l’eau. Devant l’incapacité des services municipaux à améliorer la situation, la gestion de l’eau a été confiée à une entreprise publique, la Rand Water (Lowvelder, 2014[12]) sans pour autant donner satisfaction. De récentes protestations des habitants l’illustrent (SABC News,2018[13]).

Les service delivery protest, symbole du clivage des habitants

Ainsi, les trois municipalités traversées par la Sabie river sont confrontées à la colère de leurs habitants devant leur incapacité à fournir les services publics dont ils ont la responsabilité. Or, même si cette situation affecte la majorité des habitants des municipalités concernées, elle provoque une division sociale quant à l’expression de la contestation publique. Cette division suit une ligne de séparation sociale, elle-même fondée sur une ligne raciale. Les contestations et moyens de pression des classes moyennes et supérieures (à majorité blanche) s’expriment à travers les médias ou moyens de pression légaux (mises en demeure, procédures judiciaires). Ils sont ensuite relayés par quelques personnalités – élus, journalistes, président d’association – représentant leur « communauté », leur quartier. A contrario, les moyens d’action des classes plus modestes, majoritairement noires, s’expriment par des protestations publiques appelées service delivery protests, où les participants, plus nombreux, se rassemblent en cortège en bloquant les activités économiques ou les routes avec ou sans violence (intimidation, menaces, jets de projectiles aux automobilistes souhaitant forcer les barrages…).

En discutant avec un interlocuteur qui vit depuis 30 ans dans la région d’Hazyview, je lui confiais mon étonnement quant à l’entretien que je venais d’avoir avec une journaliste[14] travaillant dans la presse locale. Cette dernière m’indiquait que son périmètre géographique d’action se limitait à « Hazyview Town » et excluait les « villages » ou « zones rurales » qui, pourtant font partie du périmètre administratif de la ville. J’avais noté ce traitement géographique exclusif dans un journal local couvrant la ville de Sabie et des villes voisines. En poursuivant la discussion avec mon  interlocuteur, sur le contexte social marqué par les service delivery protests, il est apparu que ces formes d’actions employées par les habitants des les « villages » sont souvent condamnées par la presse locale ainsi que par de nombreux habitants des quartiers aisés qui les considèrent comme une menace pour l’industrie touristique, très développée dans la région. L’extrait suivant d’un article d’un journal local portant sur les conséquences des récents problèmes sociaux l’illustre:

« we need to think further and consider our overseas guests. They pay a lot of money to spend two or three days in our region. When they can’t visit the Kruger National Park or drive along the Panorama Route, their feedback when they get home creates much worse publicity (…). While tourism is the backbone of the economy, the local youth need to be educated to realize this. (…) The Kruger National Park and the Panorama Route are what overseas guests come to South Africa for. The disbelief on their faces when you tell them that it might not be possible for them to go to either is unbearable” (Mariana Balt dans, Hazyview Herald, 07/09/2018[15]).

Il semblerait qu’il faille occulter, cacher la dimension indésirable pour dérouler le tapis rouge à Richard Branson[16] des touristes fortunés venus observer « la nature sauvage » dans des conditions de luxe (aéroports privés, terrains de golf). En poursuivant la conversation avec cet interlocuteur, ses arguments ont bousculé mon indignation naïve. Je comprends que la plupart des habitants des townships ne paient pas leur facture d’eau et d’électricité et ne souhaitent pas le faire (d’après les propos d’un habitant du quartier de Sand river). Le refus de payer proviendrait de la promesse du parti au pouvoir, l’ANC, de fournir eau, logement et électricité gratuite aux populations ayant subi les injustices passées sous l’apartheid. En outre, certaines zones rurales (notamment autour d’Hazyview) restent régies par des autorités traditionnelles responsables du maintien de l’ordre public ou de l’accès à la terre (cela vaut pour les quartiers dits ruraux d’Hazyview). Confronté à la colère des habitants qui attendent la réalisation des promesses électorales, le parti au pouvoir pratique le clientélisme pour se maintenir – en offrant des logements, des véhicules ou en garantissant le gain de marchés publics – aux élites des zones rurales qui maintiennent la paix sociale dans leurs chefferies (Porteilla, 1996). Et a contrario, ils peuvent déclencher des manifestations en cas de non satisfaction de leurs « besoins ». Les autorités traditionnelles disposent donc de leurs propres moyens d’action et de pression, de canaux capables d’atteindre les sphères politiques supérieures s’ils ont intérêt à inscrire à l’agenda des politiques, les problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité dans leurs villages.

Toutefois, les récents travaux de Tournadre[17] analysant ces protestations sociales nuancent fortement le fonctionnement ou les affiliations politiques de ces mouvements sociaux qu’il qualifie et analyse comme

« mouvements de laissés-pour compte (…) quotidiens dans les townships et autres camps de squatters », ne cessent d’augmenter en nombre et en fréquence depuis le début des années 2000 et s’imposent chaque jour davantage comme une force politique en devenir ou comme un « espace politique “intermédiaire” » dans lequel les mondes de la protestation sociale ne relèvent pas entièrement de la politique « officielle » alors même qu’ils ne peuvent pourtant plus en être clairement dissociés[18]”.

Tournadre observe à travers plusieurs cas des revendications protestataires qui constituent « une question sociale essentiellement construite autour du logement (un logement décent, pourvu d’accès à l’eau et à l’électricité, principalement) » avec pour point commun le rejet des politiques économiques néolibérales mises en œuvre par l’ANC depuis la fin de l’apartheid, aux dépens, selon les protagonistes, des citoyens les plus démunis du point de vue socioéconomique.

Sur mon terrain, les divisions sociales autour des moyens de mobilisations utilisés pour faire face à des questions qui affectent l’ensemble des habitants des municipalités concernées semblent refléter une incapacité à mettre en commun des revendications politiques. En outre, elles illustrent des différences fondamentales de logiques et de conceptions autour de la « bonne manière d’agir ». La discréditation et la subversion des mouvements sociaux n’est pas l’apanage de l’Afrique du Sud, il s’agit de dynamiques globales qui questionnent l’appréhension, la réception, la légitimité des revendications protestataires par le pouvoir politique, l’opinion publique et les autres citoyens.

 

[1] IUCN, 2004 : The Sabie river, Protecting biodiversity in an internationally important conservation area

[2] Le barrage de Corumana a un double usage. D’une capacité de 720 Mm³, il alimente la ville de Maputo (capitale du Mozambique) en eau potable et permet l’irrigation de terres agricoles bordant l’Incomati (où se jette la Sabie). Des travaux, actuellement en cours visent à doubler sa capacité à 1240 Mm³. Source clubofmozambique.com

[3]Tripartite Interim Agreement on Water Sharing of the Maputo and Incomati Rivers (IIMA)

[4] Entretien du 23/07/18 à Sabie avec un consultant chargé d’évaluer le statut écologique de la Sabie river à l’aide d’indicateurs biologiques (macroinvertébrés aquatiques) selon une méthodologie appelée SASS 5 (South African Scoring System).

[5] IUCMA, 2017, Ecostatus of the Sabie-Sand river catchment, Inkomati river system Phase II (2016)

[6] Les bantoustans ou homelands sont définis par Myriam Houssay-Holzschuch comme des « territoires en archipel, fragmentés, sans ressources majeures (…) conçus comme de nouvelles nations, devant accéder à l’indépendance ». Leur établissement procède d’un « programme d’ingénierie sociale » ou « grand apartheid » divisant, l’espace national entre zones blanches et bantoustans réservés à chaque ethnie » et (…) déniant à la majorité des Africains leur citoyenneté sud-africaine et expulsant par la force plus de 3,5 millions de personnes de zones dites blanches vers leur soi-disant patrie ethnique (homeland) ». « Dix bantoustans ont ainsi été proclamés : Transkei, Ciskei, Bophuthatsana, Venda, KwaZulu, Gazankulu, KwaNdebele, QwaQwa, Lebowa, KaNgwane ». (Houssay-Holzschuch et al., 2017).

[7] Le dernier de ces rapports « Thaba Chweu Local Municipality Forensic Audit Report Implementation Plan 2017-2018 » fait état de nombreuses irrégularités dans la gestion de l’argent public.

[8] Entretien le 01/08/2018 à Sabie.

[9] Forensic Report on the state of Thaba Chweu Local Municipality.

[10] SAPS Inland Water Wing.

[11] Le Sabie river forum est l’un des 6 fora existants à l’échelle du bassin de l’Incomati-Usuthu, il est piloté par l’agence de bassin Inkomati Usuthu Cathment Management Agency. Il réunit l’ensemble des parties prenantes et usagers à l’échelle des sous-bassins dont les trois municipalités (Thaba Chweu, Bushbuckridge et Mbombela).

[12] https://lowvelder.co.za/213950/rand-water-takes-bulk-water-projects/

[13] http://www.sabcnews.com/sabcnews/bushbuckridge-residents-march-water-shortage/

[14] Entretien à White River, le 21/09.

[15] https ://hazyviewherald.co.za/228239/television-programme-address-unrest-consequences/

[16] Entrepreneur britannique propriétaire de la marque Virgin.

[17] Jérôme Tournadre est chargé de recherche CNRS à l’Institut des sciences sociales du Politique. Parmi ses travaux, il s’est intéressé aux protestations sociales en Afrique du Sud.

[18] TOURNADRE, J., 2014, Après l’apartheid. La protestation sociale en Afrique du Sud Rennes, Presses universitaires de Rennes, 270 pages.

 

Bibliographie

CARRUTHERS, J. 1995. The Kruger National Park, Social and Political, University of Natal Press.

COCHET, H. ; ANSEEUW, W. et FREGUIN-GRESH, S. 2015. South Africa’s agrarian question, HSRC Press, p.282.

HOUSSAY-HOLZSCHUCH, M.; AMILHAT SZARY, A.L.; BASSO, I.; FAUVELLE F.X., GHERMANI, N.; MEKDJIAN, S.; STASSEN, J.P.; VENAYRE, S. 2017. Histoire de frontières, une enquête sud-africaine, Manuella éditions.

IUCMA, 2017, Ecostatus of the Sabie-Sand river catchment, Inkomati river system Phase II (2016)

IUCN, 2004 : The Sabie river, Protecting biodiversity in an internationally important conservation area

POLLARD, S., Du TOIT, D. & BIGGS, H., 2011, River management under transformation: The emergence of strategic adaptive management of river systems in the Kruger National Park, Koedoe 53(2), Art. #1011, 14 pages. doi:10.4102/koedoe. v53i2.1011

PORTEILLA, R., 1996, “Le processus de recomposition de l’Etat sud-africain et l’empreinte des bantoustans” dans Hérodote n°82-83 « La nouvelle Afrique du Sud », p.83.

TOURNADRE, J., 2014, Après l’apartheid. La protestation sociale en Afrique du Sud Rennes, Presses universitaires de Rennes, 270 pages.

Webographie

Lowvelder https://lowvelder.co.za/213950/rand-water-takes-bulk-water-projects/

SABC News, http://www.sabcnews.com/sabcnews/bushbuckridge-residents-march-water-shortage/

Hazyview Herald, 07/09/2018, “Carte Blanche episode to address protest action” https://hazyviewherald.co.za/228239/television-programme-address-unrest-consequences

Club of Mozambique: https://clubofmozambique.com/news/works-on-corumana-dam-will-nearly-double-maputo-water-supply/

 

Par Nicolas Verhaeghe

Doctorant en géographie à l’Université Paris Nanterre

 

Pour citer cet article : Nicolas Verhaeghe, « La cristallisation des fractures sociales face aux défauts d’accès à l’eau potable le long de la Sabie river en Afrique du Sud », carnet de terrain, Rés-EAUx, publié le 21 janvier 2019, [en ligne], http://reseaux.parisnanterre.fr/carnet-de-terrai…u-etat-des-lieux/

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