Soutenance de thèse de Gaële Rouillé-Kielo, le 23 octobre 2020 à 14h (visioconférence)

Soutenance de thèse de Gaële Rouillé-Kielo, le 23 octobre 2020 à 14h (visioconférence)

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Gaële Rouillé-Kielo intitulée

« Traduction du concept de Paiements pour Services Hydriques, politiques de l’eau et processus de territorialisation au Kenya ».

Cette soutenance se déroulera le 23 octobre 2020 à 14h en visioconférence. Si vous souhaitez recevoir le lien pour suivre l’événement à distance, veuillez envoyer un email à l’adresse: rouille.gaele@gmail.com

Jury :
Olivia Aubriot (examinatrice), Chargée de recherche, CNRS
Xavier Arnauld de Sartre (rapporteur), Directeur de recherche, CNRS
David Blanchon (directeur), Professeur, Université Paris-Nanterre
Bernard Calas (rapporteur), Professeur, Université Bordeaux Montaigne
Stéphanie Duvail (examinatrice), Chargée de recherche, IRD
Stéphane Ghiotti (président), Chargé de recherche, CNRS

Résumé de la thèse :

Cette thèse questionne les vecteurs et les effets de l’adoption d’un concept « à la mode » dans les politiques de conservation de l’eau, celui de « Paiements pour Services Hydriques » (PSH). Elle adopte un positionnement multiscalaire et orienté vers les acteurs en cherchant à retracer les étapes allant de l’élaboration du concept de PSH dans des arènes scientifiques internationales à sa mise en œuvre sous la forme de projets localement. Elle s’organise autour de l’hypothèse de la production d’un territoire hydro-social construit autour de la notion de « service hydrique » entre usagers de l’amont et de l’aval d’un bassin-versant. L’enquête, principalement qualitative, se penche sur un cas d’étude, la région de Naivasha, où le premier projet de PSH actif du Kenya a été mis en œuvre. Elle combine une approche par la « traduction » et la mobilisation de concepts critiques de la political ecology. La thèse montre que l’adoption des PSH correspond à une période de transformation de la configuration conservationniste locale, notamment liée aux réorientations récentes des politiques de conservation de l’eau au Kenya. La problématisation du projet conduit à une focalisation nouvelle sur l’enjeu érosif et à une nouvelle distribution des rôles. Les discours autour du « succès » du projet cachent néanmoins les principaux bénéfices qu’en retirent les acteurs agricoles « enrôlés » comme « acheteurs » ou comme « vendeurs » de services hydriques. Dans la zone d’intervention du projet, la territorialisation associée aux PSH doit être relativisée, à la fois par le niveau de contrôle exercé et au regard de la transformation de la relation des individus à l’espace.

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