Techniques02

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Auteure : Delphine Acloque / Titre : Pomper, canaliser, distribuer : quand l’eau du Nil fait verdir le désert /
Pump, canalise, distribute : when the Nile makes the desert turn green /
Bombear, canalizar, distribuir : cuando el agua del Nilo hace verdear el desierto / Légende : Cette station de pompage est l’une des nombreuses infrastructures qui permettent de redistribuer les eaux du Nil vers les terres des marges désertiques du delta, par l’intermédiaire d’un réseau complexe de canaux de différentes tailles. Construite dans le cadre d’un projet gouvernemental de mise en valeur de nouvelles terres et d’installation de petits agriculteurs à la fin des années 1990, elle permet de pomper et d’envoyer une partie des eaux du canal Nasser, lui même approvisionné depuis la branche occidentale du Nil, vers la région de Tiba. Celle-ci témoigne ainsi de l’émergence d’un nouveau territoire rural et agricole, situé entre delta du Nil et désert occidental, qui est entièrement structuré par l’accès à l’eau et par les techniques qui permettent son acheminement et sa distribution. /
Région de Tiba, Ouest du delta du Nil (Egypte), Avril 2013

Techniques01

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Auteur : Auguste Gires / Titre : Hydrologue urbain en herbe /
Budding urban hydrologist /
Hidrólogo urbano en ciernes / Légende : Lors d’une promenade matinale, un petit hydrologue urbain en herbe découvre l’existence des égouts et est bien intrigué par l’eau qui coule sous cette grille. C’est une première prise de conscience de la face cachée de l’eau en ville ! /
Sceaux (France), Mars 2013

Pouvoirs012

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Auteure : Ornella Puschiasis / Titre : Le boom touristique et ses conséquences sur l’accès à l’eau dans certains villages de la région de l’Everest /
The touristic boom and its consequences on the access to water in certain villages in the Everest Region /
El boom turístico y sus consecuencias sobre el acceso al agua en ciertos pueblos de la región del Everest / Légende : Longue file d’attente pour remplir les bidons qui vont servir à alimenter en eau potable les lodges du village de Khumjung. Les jeunes femmes qui sont chargées de collecter l’eau sont pour la plupart des employées saisonnières d’hôtels, originaires de la région du Solu (en aval du Khumbu), qui ont quitté leur village d’origine pour trouver du travail grâce à l’activité touristique florissante que connaît depuis une vingtaine d’année la région de l’Everest. L’arrivée actuellement de plus de 30 000 touristes par an dans la région, pose ainsi parfois des problèmes d’approvisionnement en eau. /
Village de Khumjung (Népal), Avril 2010

Pouvoirs011

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Auteure : Zhour Bouzidi / Titre : Aiguadier contemplant une source d’eau /
Aiguadier contemplating a water source /
Aiguadier contemplando una fuente de agua / Légende : Dans les systèmes d’irrigation traditionnels au Maroc, l’aiguadier (dit aussi Ameghar ou Waqqaf) représente la personne qui gère et organise le tour d’eau selon les règles coutumières héritées de père en fils. Fort de sa connaissance du système des sources et dépositaire de la mémoire des ouvrages, l’aiguadier joue un rôle central et singulier dans la gestion coutumière de l’eau. Sa connaissance des dédales du système tribal lui confère une crédibilité, un statut privilégié et un pouvoir au sein des communautés d’irrigants. /
Ain Sidi Chafi, Région de Meknès (Maroc), Septembre 2013

Pouvoirs010

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Auteur : Roman-Oliver Foy / Titre : Une entrée pour 20 000 ha, l’eau au service du pouvoir /
An entry for 20,000 hectáreas, water in the service of power /
Una entrada para 20 000 hectares, el agua al servicio del poder / Légende : L’eau qui passe par ce canal principal est destinée à irriguer environ 20 000 ha dans un grand périmètre au nord de la Syrie. Ce canal symbolise un pouvoir fort. Cette seule entrée alimente tout le réseau, qu’elle soit coupée et c’est l’ensemble des parcelles, des paysans, qui manquent d’eau. L’organisation par hiérarchie de canaux reflète cette idéologie hydraulique mécaniste qui consiste à concevoir le monde essentiellement sous le prisme de rapports de cause à effet, de hiérarchie des fonctions : un grand canal concentre l’eau distribuée ensuite par des canaux de plus en plus petits jusqu’à ceux qui alimentent les parcelles. Le pouvoir n’est pas uniquement technique mais également politique. Ce grand périmètre irrigué porte le nom d’Établissement Al-Assad, celui du président de la République. L’eau provient du lac du grand barrage de Tabqa, sur l’Euphrate, bâti dans les années 1960-70 par des agences d’ingénieurs financées par un État moderne en cours de consolidation. /
Maskana (Syrie),Octobre 2009

Pouvoirs09

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Auteure : Mathilde Fautras / Titre : Quand l’électrification des puits repose sur les bons tuyaux /
When wells electrification rests upon the good tips /
Cuando la electrificación de los pozos reposa sobre los buenos soplos / Légende : Avoir un accès physique à l’eau souterraine et pouvoir prélever l’eau sans contrôle ni taxe ne suffit pas forcément pour intensifier l’ensemble d’une exploitation. L’électrification des puits de surface est très convoitée car elle assure un meilleur débit de l’eau. Le nombre élevé des demandes et la faible couverture électrique de certaines zones entraînent un délai d’attente important, que seuls des réseaux de connaissances semblent pouvoir raccourcir. En attendant, le puits est équipé d’une pompe fonctionnant au gasoil, mais souvent, le coût d’exploitation élevé ne permet pas d’irriguer suffisamment. /
Regueb (Tunisie), Juillet 2013

Pouvoirs08

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Auteure : Kyra Grieco / Titre : Le lac mort /
The dead lake /
El lago muerto / Légende : Habitants de communautés voisines du projet Minera Yanacocha S.A. (MYSA), la plus grande mine d’or d’Amérique latine. Ce projet minier à grande échelle a été l’objet de fortes contestations à partir de l’année 2000, principalement en raison de ses impacts sur l’accès à l’eau. En 2004, MYSA a été obligé de renoncer à exploiter le Mont Quilish, principale réserve d’eau de la zone, à cause de violentes manifestations qui bloquèrent la ville et la mine pendant plusieurs jours. La photographie, prise à l’occasion de la commémoration annuelle de la « lutte pour le Quilish », représente des habitants qui observent le lieu des opérations minières où se trouvait antérieurement le lac « Yanacocha », dont la mine tire son nom. /
Mont Quilish, Région de Cajamarca (Pérou), Septembre 2011

Pouvoirs07

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Auteur : Kévin de la Croix / Titre : Il est beau mon fandan !
/ My ‘fandan’ is beautiful ! /
Mi ‘fandan’ es guapo ! / Légende : Chaque participant des pêches collectives en mares en Guinée espère capturer un fandan ; l’Heterotis niloticus, poisson archaïque et sacré, qui est un gage de bonne année et de récoltes abondantes. Les hommes avancent groupés le long des parties herbeuses de la mare où se cachent les plus gros spécimens. A chaque poisson que l’on touche avec son harpon ou que l’on effleure avec ses pieds, on déclenche un cri d’alerte pour que tous les pêcheurs au voisinage se regroupent autour de la zone désignée. Le poisson revient naturellement à celui qui l’aura capturé. Ce type d’entraide mutuelle fonctionne aussi avec les femmes qui forment des lignes de barrages avec leurs filets à la bordure entre les herbes et l’eau ou dans la mare en elle-même. /
Mare de Balato (Guinée), Mai 2010

Pouvoirs06

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Auteur : Jorge Rowlands / Titre : L’eau comme enjeu de lutte dans les Andes chiliennes /
The water as a stake of struggle in the Andes.
/ El agua como motivo de lucha en los Andes. / Légende : Depuis les années 1960, le fleuve San Pedro d’Inacaliri et la lagune Ojos de San Pedro ont été peu à peu asséchés par l’exploitation minière intensive. À l’aide d’immenses canalisations sciant le cœur du désert d’Atacama, les entreprises minières se sont emparées de la ressource la plus fondamentale pour les communautés autochtones alentours, poussant ces dernières à quitter la région. De cette ancienne lagune, il ne reste aujourd’hui qu’une grande tache blanche de sel, marquant la désolation d’un paysage sans eau. Mais, pour les membres de la communauté quechua d’Estación San Pedro, l’eau n’a pas disparu. Elle est bien là, enfouie dans les canalisations et prête à rejaillir si les entreprises cessent leurs activités. Depuis quelques années, la communauté s’est engagée dans des actions sociales, politiques et légales avec la détermination d’un possible retour à ses terres ancestrales. /
Estación San Pedro, région d’Antofagasta (Chili), Juillet 2013

Pouvoirs05

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Auteure : Jeanne Riaux / Titre : Dégage ! /
Go away ! /
¡Vete ! / Légende : Quelques mois après la Révolution tunisienne, les revendications et les slogans fleurissent sur tous les murs du pays. Ici, dans la région de Kairouan (Tunisie centrale), les habitants expriment leurs doléances sur un bâtiment de l’administration locale. Celles-ci concernent directement et uniquement l’accès à l’eau : « DEGAGE, délégué de Ousletia [élu local], sale [au sens de corrompu] », « De l’eau et de l’eau », « des solutions immédiates et non des solutions provisoires ».
/ El Alia (Tunisie), Octobre 2011

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